Lectures féministes du mois de novembre: « Femmes, je vous aime! »

Le mois de novembre est bien entamé, il fait nuit à 17 heures, je rêve d’hibernation. Du coup, pour partager mes envies de procrastination en boules sous la couette, je vous propose mes lectures féministes du mois de novembre.

Olympe De Gouges par Catel & Bocquet

 

Vous l’aurez compris, j’adore les bandes dessinées, surtout quand ça parle de femmes.

La dessinatrice Catel Muller et le scénariste José-Louis Bocquet nous livrent la biographie romancée d’Olympe De Gouges avec beaucoup de précisions et un dessin toujours aussi puissant ( le noir et blanc donne encore plus d’effets de profondeur).

Olympe De Gouges est l’une des premières féministes française. Née au 18ème siècle, une période peu propice à l’égalité hommes-femmes. Et pourtant cette petite bourgeoise devenue veuve à l’âge de 18 ans (d’un grossier personnage de 30 ans son ainé semble-t-il) ne s’est jamais remarié. En 1766, elle fait le choix d’être libre afin de pouvoir publier une oeuvre sans le consentement d’un mari (être une femme libérée au 18ème t’sais c’est pas si facile).

Elle s’est battue pour le droit des femmes et s’est engagée pour l’abolition de l’esclavage. Notamment avec sa pièce de théâtre « Zamor et Mirza » ou « l’heureux naufrage », pour laquelle elle s’est vue menacée de mort et de bien d’autres choses sympathiques.

Sa « déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » adressée à Marie-Antoinette (afin d’affirmer l’égalité des hommes et des femmes) permit aux femmes de participer à des cérémonies nationales (le Yolo complet en somme. Imagine le 14 juillet sans femme dans les rues…).

Bref, si t’as jamais entendu parler d’Olympe, procure toi ce roman graphique et savoure l’histoire de cette femme au destin tragique dans une France révoltée.

« La femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune. » Olympe de Gouges

 

Ainsi soit-elle de Benoit Groult

 

Ce n’est pas un hasard si je choisi de mettre cet essai féministe ici. Pour plusieurs raisons:

  1. Au début de cet ouvrage, Benoite Groult fais une dédicace à Olympe de Gouges (« qui crut, l’une des premières, que les droits du citoyen devraient être ceux de la citoyenne et qui paya son erreur sur l’échafaud. » Elle a d’ailleurs publié en 1986, pour la première fois, l’intégralité de la « Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » de 1791.
  2. Parce que Catel & Bocquet ont aussi publié une bd sur Benoite Groult (« Ainsi soit Benoite Groult« ).
  3. Parce que c’est MON livre de chevet féministe qui m’a ouvert les portes à un monde magique (de réflexions, de déconstructions, d’égalité, de justice, de bienveillance).

En 1975 (déclarée année de la Femme par l’ONU, c’est aussi l’année de la loi Veil), Benoite Groult offre un « cri de vie »aux femmes. Cette oeuvre date des années 70 et pourtant il reste d’actualité, avec une analyse solide et juste, c’est LE livre féministe à offrir à tous vos proches.

« Il n’est jamais trop tard pour lire un livre féministe. Ni trop tôt. Ils n’ont hélas pas pris une ride en 25 ans! » Benoite Groult

Je sais pourquoi chante l’oiseau en cage de Maya Angelou

Maya Angelou est romancière, chanteuse, danseuse, poète, journaliste, cinéaste, professeure, militante… La liste est encore longue, et on ne peut définir Maya en une seule phrase. C’est une des figures emblématiques des Etats-unis, ami de Malcom X et James Baldwin, travaillant avec Martin Luther King, c’est une « Phenomenal woman » (rfc au poème de Maya Angelou)

Dans ce roman, elle nous livre un témoignage vibrant de ce qu’est être une enfant et adolescente noire entre 1930 et 1960 dans une Amérique ségrégationniste. En lisant son roman, on perçoit parfaitement la société de ce pays en pleine mutation. Et surtout on est happé par son parcours complètement dingue sans aucun misérabilisme, elle arrive à nous embarquer sur un autre continent, dans un autre temps et on aurait aimé avoir Maya comme amie.

I know why the caged bird sings (extrait):
« But a caged bird stands on the grave of dreams
his shadow shouts on a nightmare scream
his wings are clipped and his feet are tied
so he opens his throat to sing.
The caged bird sings   
with a fearful trill   
of things unknown   
but longed for still   
and his tune is heard   
on the distant hill   
for the caged bird   
sings of freedom« 
Maya Angelou
Femmes, je vous aime… D’autant plus que grâce à vous, nos libertés de femmes ont progressé, nos pensées ont évolué, les paroles se sont libérées.

1 Comment

  1. 1011 says: Répondre

    Merci pour vos échanges « féministes ».
    Petite contribution à votre article où ils question entre autre d’Olympe de Gouges : plasticienne j’ai réalisé une oeuvre intitulée « Hommage à Malala » sur les terribles enlèvements des jeunes lycèennes par Boko Haram, en écho au grand combat pour l’éducation des filles de Malala Yousafzai. Une installation que j’ai pu présenter à 400 lycéens français pour la Journée des Femmes 2018. L’action est aussi la pédagogie et le débat.

    A découvrir : https://1011-art.blogspot.com/p/homage.html

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